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Théophile Gautier

On vous invite à prendre part à un voyage dans le temps et à jeter un coup d’œil sur la place la plus connue de Nijni Novgorod à travers les yeux d’un écrivain français Théophile Gautier. En effet,  l’écrivain a  effectué  deux voyages en Russie.  Sa première visite a eu lieu à Saint-Pétersbourg et à Moscou en 1858-59.  Sa deuxième était à Nijni Novgorod  d’août à octobre 1861. Il a ainsi pu partager ses impressions sur la ville et sur sa célèbre foire dans son livre « Le voyage en Russie».
« Nous connaissons Saint-Pétersbourg, Moscou, mais nous ignorions Nijni-Novgorod. Et comment peut-on vivre sans avoir visité Nijni-Novgorod ?... Nijni-Novgorod exerçait depuis longtemps déjà cette inéluctable influence sur nous. Aucune mélodie ne résonnait plus délicieusement à notre ouïe que ce nom vague et lointain; nous le répétions comme une litanie sans en avoir presque la conscience; nous le regardions sur les cartes avec un sentiment de plaisir inexplicable; sa configuration nous plaisait comme une arabesque d'un dessin curieux. Aussi après quelques mois de luttes, nous fallut-il partir... Le lendemain, nous consacrâmes notre journée à visiter la partie haute de Nijni-Novgorod. D'un belvédère placé à l'angle externe du Kremlin et dominant un beau jardin public étalé sur le revers de la colline avec ses frais massifs de verdure et ses sinueuses allées de sable jaune, on découvre une vue prodigieuse, un panorama sans limite. A travers des plaines faiblement ondulées, et qui prennent dans le lointain des tons lilas, gris de perle, bleu d'acier, le Volga se déroule en larges replis, tantôt sombre, tantôt clair, selon qu'il réfléchit l'azur du ciel ou l'ombre d'un nuage. Au bord le plus rapproché du fleuve, à peine distinguait on quelques maisonnettes plus petites à l'œil que celles des villages en boîtes qu'on fabrique à Nuremberg. Les embarcations à l'ancre près de la rive ressemblaient à la flotte de Lilliput....C'était un horizon vraiment russe. Il ne nous restait plus rien à voir, et nous reprîmes le chemin de Moscou, débarrassés de l'obsession qui nous avait fait entreprendre cette longue pérégrination. Le démon du voyage ne murmurait plus à notre oreille : « Nijni-Novgorod! », voilà comment Théophile Gautier finit sa description de Nijni Novgorod.
 
 
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